Les fées

 



Lorsque Madame Hazenkraak quitta la capitale, elle avait en tête un laps de temps de quelques mois. Les années passèrent et elle n’avait toujours pas envie d’y retourner.
Correction : elle n’avait pas l’AUTORISATION d’y retourner.
Des fées.
Après quelques années dans une ferme comme celle-là, vous vous rendiez compte : elles existent. Bel et bien.
Les fées, c’était les plantes et les insectes, tout ce petit monde qui poussait et grouillait dans sa nature, et criait pour attirer son attention.
Madame La Rose : « J’AI FROID ! MAIS METS-MOI DONC AU SOLEIL QU’EST-CE QUE TU ATTENDS ?? »
Mademoiselle Clématite : « JE BRÛLE !! IL ME FAUT DE L’OMBRE ! »
Les papillons dans l’herbe : « NOOON DE TONDS PAS L’HERBE !!! JE SUIS LÀ ! TU ES AVEUGLE ??? »
Les faucheux apprivoisés qui gardaient la forteresse contre les tarentules de plein-air et autres mécréants : « ILS VONT NOUS ASPIRER !! »
De chaque centimètre carré de ce morceau de nature, les créatures appelaient, et gardaient Madame Hazenkraak prisonnière. Son entreprise commençait à battre de l’aile parce qu’elle n’y allait plus, essaya-t-elle d’expliquer aux fées, mais elles faisaient sourde oreille. Les coquines.

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